Calendrier électoral dernière version officielle 2026-2027





iciHaïti - Léogâne : Lancement du chantier de la rivière Rouyonne

iciHaïti - Football : Pari réussi pour le premier Symposium national des femmes arbitres

iciHaïti - N.Y. : Échanges fructueux avec une délégation allemande

iciHaïti - Formation : La PNH rend hommage au Commandant Cédric Rebillot

iciHaïti - Politique : Une délégation de la Mairie de Cap Haïtien en Espagne


+ de nouvelles


Haïti - Jamaïque : Formation et échange d’expériences dans la gestion des risques

Haïti - Politique : Programme National de Stabilisation et de Relance Économique, Sociale et Territoriale

Haïti - ONU : Renouvellement du mandat de la FRG et réactions au Conseil de Sécurité

Haïti - Actualité : Zapping…

Haïti - Fin du TPS : Analyse des impacts possibles sur les transferts (étude)


+ de nouvelles



Haïti - ONU : Renouvellement du mandat de la FRG et réactions au Conseil de Sécurité


Haïti - ONU : Renouvellement du mandat de la FRG et réactions au Conseil de Sécurité

Mardi 29 septembre 2026, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté la résolution 2829 (2026) par 12 voix pour, 0 contre et 3 abstentions (Chine, Pakistan, Fédération de Russie), prorogeant le mandat de la Force de Répression des Gangs (FRG) en Haïti pour 6 mois, jusqu’au 31 mars 2027.

Les Intervenant ont appelé au déploiement rapide de la FRG en Haïti, afin de reprendre le contrôle du territoire aux gangs armés, rétablir l’autorité de l’État et créer les conditions propices à la tenue d’élections.

Le Conseil de Sécurité a demandé au Secrétaire Général de faire rapport tous les 6 mois sur les progrès accomplis au regard des objectifs fixés dans la résolution 2793 (2025). Le Conseil a également pris note de l’accord du 27 juillet entre Haïti et la FRG, confirmant la personnalité juridique de cette dernière, et a encouragé les États Membres à reconnaître son statut juridique et à accorder à la Force et à son personnel les privilèges et immunités nécessaires.

Réactions au Conseil de Sécurité :

Haïti : : L’Ambassadeur d’Haïti Pierre Ericq Pierre, Représentant permanent auprès des Nations unies, a félicité ce renouvellement, soulignant que la Force doit désormais recevoir le personnel, l’équipement et les capacités opérationnelles nécessaires à son plein fonctionnement.

L’objectif est de permettre à l’État haïtien de reprendre le contrôle des zones tenues par les groupes criminels armés, de sécuriser les infrastructures critiques, de rétablir l’autorité de l’État et de créer les conditions de sécurité nécessaires au retour à l’ordre constitutionnel et à la tenue d’élections, a-t-il déclaré. « Il ne suffit pas de reprendre le contrôle des territoires aux gangs », a-t-il souligné, ajoutant que les zones reconquises doivent être maintenues, les services publics rétablis et le retour des groupes criminels empêché.

États-Unis : Le représentant des États-Unis a rappelé que, depuis des décennies, la communauté internationale observe Haïti « traverser crise sur crise », avec des « missions qui vont et viennent et des millions de dollars dépensés […] Nous devons nous demander : Pourquoi ? », soulignant que les gangs se sont renforcés tandis que les institutions haïtiennes se sont affaiblies. La Force « existe et, mieux encore, elle commence à être efficace ». Rendant hommage aux troupes et aux policiers du Tchad, du Salvador, du Guatemala, de la Jamaïque, de la Mongolie et du Sri Lanka, il a déclaré : « Ils ont quitté leurs foyers et leurs familles pour affronter certains des gangs les plus violents de notre hémisphère et cela demande assurément du courage. »

Chine : La Chine a mis en garde contre le risque de réduire la crise haïtienne à un simple problème de sécurité. « Le Conseil de sécurité n’a jamais dû se demander s’il fallait soutenir Haïti, mais comment le soutenir », a souligné le délégué chinois, justifiant ainsi l’abstention de son pays. Il a exprimé des doutes quant à la capacité du recours à une force militaire extérieure à résoudre une crise qui n’est « pas une simple question de sécurité ». Il s’agit plutôt d’un problème profondément enraciné de gouvernance, a-t-il affirmé, pointant du doigt la collusion entre la police et les gangs et notant que de nombreux Haïtiens, y compris des enfants, rejoignent ces gangs par désespoir économique.

Fédération de Russie : Le Représentant de la Fédération de Russie, qui s’est également abstenu, a rappelé que son pays n’avait pas fait obstacle à la création de la Force il y a un an, même si son modèle et son financement avaient soulevé de nombreuses questions à Moscou. L’initiative a depuis rencontré des difficultés, a-t-il indiqué, le déploiement tardif retardant également la préparation des élections générales. « Il appartient à la communauté internationale de mettre un terme à l’approvisionnement extérieur en armes et en argent aux criminels haïtiens », a-t-il insisté.

Pakistan : Le représentant du Pakistan, tout en soulignant son abstention, a insisté sur le fait que les défis profondément enracinés auxquels Haïti est confrontée exigent une réponse globale, prise en charge et mise en œuvre par le pays lui-même. Il a exprimé l’espoir que la FRG soit pleinement déployé et bénéficie d’un financement durable.

Colombie : Le délégué de la Colombie a mis en garde contre de nouvelles sources de financement pour les gangs de la région, notamment ceux liés au trafic de drogue. Le transfert technique assure la continuité des progrès vers le déploiement et permettra au Conseil, en mars, d’examiner les ajustements nécessaires en fonction d’informations plus complètes sur le déploiement et l’efficacité opérationnelle de la Force.

Grèce: Le Représentant de la Grèce a souligné que la communauté internationale doit fournir à la Force le temps, le soutien et les ressources nécessaires pour achever son déploiement et atteindre sa pleine capacité opérationnelle.

Royaume-Uni : La Représentante du Royaume-Uni a déclaré que le déploiement réussi de la Force était essentiel pour lutter contre l’instabilité et « inverser la tendance face aux gangs ». Londres condamne les attaques des gangs, notamment l’utilisation de civils comme boucliers humains et les violences sexuelles, et exprimé l’espoir qu’une Force efficace apportera « la stabilité que mérite le peuple haïtien et ouvrira la voie à des élections crédibles permettant aux Haïtiens de choisir leurs prochains dirigeants ».

Panama : Le représentant du Panama a souligné la large solidarité internationale qui sous-tend la décision du Conseil. « Derrière chaque décision adoptée par ce Conseil se cachent des millions de vies », a-t-il déclaré, ajoutant : « Ce n’est que par des actions complémentaires qui prennent en compte les multiples dimensions de la crise que nous pourrons progresser vers une Paix et une stabilité durables en Haïti. »

CARICOM : Au sein de la région, le représentant de la Jamaïque, s’exprimant au nom de la Communauté Caribéenne (CARICOM), s’est félicité du renouvellement de la Force. Tout en notant des « progrès notables » depuis le déploiement initial de la FRG, il a indiqué que son déploiement avait été plus lent que prévu et l’a exhortée à atteindre sa pleine capacité opérationnelle dans les plus brefs délais.

La CARICOM a appelé à un soutien international pour la Force, la Police Nationale d’Haïti et les Forces Armées d’Haïti, notamment en matière de ressources financières, logistiques et opérationnelles. Les pays en mesure d’apporter leur aide devraient fournir un transport aérien de troupes, du matériel de surveillance aérienne et maritime, une assistance technique […] Il a souligné que la sécurité devait créer les conditions propices à la tenue d’élections et au « rétablissement intégral de la gouvernance démocratique en Haïti, dirigée et prise en main par le peuple haïtien », déclarant : « Les bandes armées ne seront pas autorisées à décider de l’avenir d’Haïti, ni d’ailleurs de celui de la région des Caraïbes. »

République Dominicaine : Le Représentant de la République Dominicaine a souligné que « cette prolongation n’est pas une fin en soi ». Elle donne plutôt à la Force le temps de finaliser son déploiement. Une Force pleinement déployée contribuerait à créer les conditions propices à la tenue d’élections et permettrait au peuple haïtien de « maîtriser son destin », a-t-il déclaré, ajoutant que la décision du Conseil dépendra des ressources qui l’accompagneront. « La sécurité ouvre la voie, mais elle ne suffit pas à elle seule à la maintenir ouverte. »

HL/ HaïtiLibre



Twitter Facebook Rss
Envoyer l'article à... Nouvelles du Jour...
Read in English


Réagissez à cet article
Pseudo :
Email :

Votre adresse email ne sera pas divulguée - Commentaire refusé si votre adresse email est fausse


0 caractères saisis. | 1500 caractères restants.
Avant de réagir lisez notre charte de modération


 




Pourquoi HaïtiLibre ? | Contactez-nous | Charte de modération | Privacy policy | English
Copyright © 2010 - 2026
Haitilibre.com -n