Calendrier électoral dernière version officielle 2026-2027





iciHaïti - Social : Rapport annuel Fondation Digicel 2025-2026

iciHaïti - Formation : Remise de diplômes à des agents de l’Unité de Sécurité Présidentielle

iciHaïti - Justice : Un militaire des FAd’H tue son ex compagne

iciHaïti - CSC/CA : Prestation de Serment d’une trentaine de Comptables Publics Assistants

iciHaïti - Football : Symposium consacré à l’arbitrage au profit des officielles haïtiennes


+ de nouvelles


Haïti - Sécurité : Renforcement des capacités des maires pour la prévention et la lutte contre l’insécurité

Haïti - Politique : Intervention du Premier Ministre à la Tribune de l’ONU (vidéo discours)

Haïti - Sécurité : L’OEA appelle au déploiement intégral de la Force de Répression des Gangs

Haïti - Actualité : Zapping…

Haïti - Sécurité : Transformer les progrès en matière de sécurité en une stabilisation durable (discours)


+ de nouvelles



Haïti - Politique : Intervention du Premier Ministre à la Tribune de l’ONU (vidéo discours)


Haïti - Politique : Intervention du Premier Ministre à la Tribune de l’ONU (vidéo discours)

Vendredi 25 septembre 2026, à la tribune de la 81e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York, le Premier Ministre d’Haïti Alix Didier Fils-Aimé a résumé le difficile équilibre sur lequel repose sa stratégie : appeler à davantage de soutien international tout en promettant de rendre à l’État haïtien les moyens d’assurer seul sa sécurité soulignant « Haïti ne demande pas au monde de la sauver. L'île des Caraïbes lui demande de l’aider à se sauver elle-même. »

Il a exprimé la gratitude d’Haïti à ses partenaires, notamment les Nations Unies, les États-Unis, le Canada, la France, le Mexique, la CARICOM, l’OEA et l’Union européenne tout en appelant au plein déploiement de la Force de Répression des Gangs (FRG)

Haïti appelle le monde « à se tenir à ses côtés pendant qu’elle reprend en main son destin », a déclaré le Premier Ministre. Une ambition qui se heurte à une réalité autrement brutale : les gangs contrôlent encore l’immense majorité de Port-au-Prince et ses axes stratégiques, tandis que la violence gagne des régions longtemps relativement épargnées.

Les opérations menées dans la capitale haïtienne produisent certains résultats sans parvenir à briser la dynamique des gangs. La pression exercée à Port-au-Prince semble avoir poussé certains groupes vers des zones où l’État est encore moins présent. Le phénomène a été observé jusque dans le Sud du pays : à mesure que les forces de sécurité tentent de reprendre des quartiers de la capitale, une partie de la violence se déplace.

Pour Fils-Aimé, la réponse passe d’abord par le renforcement des forces haïtiennes, afin que le pays puisse progressivement assurer lui-même sa sécurité. Plus de 2,000 policiers ont déjà achevé leur formation, un chiffre qu’il espère prochainement doubler, tandis que les rangs de l’armée ont grossi de 1,500 nouvelles recrues. Le Gouvernement entend désormais former 15,000 soldats supplémentaires au cours des trois prochaines années. « La sécurité d’Haïti à terme doit reposer sur les capacités de l’État haïtien », a-t-il insisté.

Mais le Premier Ministre réclame simultanément le renouvellement du mandat de la Force de Répression des Gangs (FRG), approuvée par le Conseil de sécurité en septembre 2025, jusqu’à 5,500 policiers et militaires, pour succéder à la précédente mission multinationale dirigée par le Kenya qui n’avait jamais atteint les effectifs escomptés. Mais la FRG est encore très loin de ses 5,500 hommes « Un mandat ne suffit pas. Il faut des effectifs. Il faut les moyens. Il faut la détermination d’aller jusqu’au bout », a insisté le Premier Ministre.

L’autre front se trouve hors d’Haïti. Les armes qui alimentent les gangs sont importées clandestinement, malgré l’embargo international. « Les armes qui tuent les Haïtiens […] ne sont pas produites en Haïti », a rappelé Fils-Aimé appelant au démantèlement des réseaux qui approvisionnent les groupes criminels.

Cette reconquête doit servir un objectif politique : l’organisation des premières élections nationales depuis 2016. Le premier tour de la présidentielle et des législatives est annoncé pour le 13 décembre, si la situation sécuritaire le permet.

Il assure que la transition actuelle « prendra fin par un bulletin de vote dans les urnes ». Rappelant que 2 pôles judiciaires spécialisés ont été créés et de nouveaux codes pénal et de procédure pénale doivent entrer en vigueur le 1er janvier 2027. Sécurité, justice et élections sont ainsi présentées comme les trois pièces d’une même reconstruction de l’État.

Reste l’économie. Fils-Aimé veut faire passer son pays « de l’aide à l’investissement, de l’assistance à la production, de la dépendance aux partenariats ». Là encore, l’ambition se heurte à l’urgence. Environ 6,4 millions d’Haïtiens ont besoin d’une aide humanitaire et près de 1,5 million ont été déplacés.

C’est toute la difficulté du pari présenté à New York. Construire un État capable de se passer progressivement de l’assistance extérieure alors que sa survie immédiate en dépend encore. « Nous avons prouvé au monde que la liberté était possible », a conclu Fils-Aimé. Plus de deux siècles après l’indépendance, c’est désormais la capacité de l’État à reconquérir son propre territoire qu’Haïti doit démontrer.

HL/ HaïtiLibre



Twitter Facebook Rss
Envoyer l'article à... Nouvelles du Jour...
Read in English


Réagissez à cet article
Pseudo :
Email :

Votre adresse email ne sera pas divulguée - Commentaire refusé si votre adresse email est fausse


0 caractères saisis. | 1500 caractères restants.
Avant de réagir lisez notre charte de modération


 




Pourquoi HaïtiLibre ? | Contactez-nous | Charte de modération | Privacy policy | English
Copyright © 2010 - 2026
Haitilibre.com -n