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Haïti - Humanitaire : Des voyous armés mettent en échec des humanitaires


263 familles tentent désespérément de survivre dans le parc Fleurieux au bord d'un terrain de football recouvert d'eau stagnante contaminée par un égout à proximité. Les femmes lavent leur linge dans un ruisseau boueux. Des enfants nus errent à travers le camp en grattant leurs infections de la peau, tandis que les résidents souffrant de paludisme et d'autres maladies assis yeux cernés restent dans leurs tentes.

Le Gouvernement haïtien, l'Organisation International pour les Migrations (OIM), les acteurs internationaux et non gouvernementaux ont convenu que la situation sanitaire du groupe était critique et qu'une action urgente était nécessaire. Après discussion avec le maire de la localité, un emplacement a été trouvé sur un espace informel avec une salle pour accueillir les familles supplémentaires et le travail sur la préparation du site ont commencé.

Des voyous armés, qui auraient été recrutés par les propriétaires, ont alors menacés de violences le personnel de l'OIM et le personnel de soutien. Contraint par les menaces toute l'opération a dûe été annulée en attendant des négociations avec les représentants du propriétaire [?] Les tentatives du gouvernement pour acquérir des terres par décret ont eu un succès mitigé avec le résultat qu'il y a peu [ou pas] de mouvement réel sur le terrain pour améliorer le sort des populations déplacées.

Expropriation ou non, les propriétaires font la loi. Mais ou es donc la PNH, la Minustah dans des situations pareilles? Des forces de l’ordre toujours disponibles lorsqu’il s’agit de réprimer des manifestations anti-Préval et dont l’absence aujourd’hui montre à quel point la protection des plus démunis n’est pas une priorité.

Si rien n’est fait pour assurer la sécurité des citoyens et des humanitaires [déjà de nombreuses fois menacés ou la cible de bandits], les ONG vont finir par abandonner le pays. Faudra-t-il des morts sur le terrains pour que le gouvernement agisse? Jusqu’à quand la loi favorisera-t-elle les propriétaire dans cette situation de crise humanitaire? À quoi bon déclarer des zones d’utilitées publiques si elles ne peuvent être utilisées pour relocaliser les populations sous prétexte d’absence de titres de propriété ou des revendications des propriétaires (ou qui se disent comme tels). À quoi servent donc les lois en Haïti si rien n’est fait pour les faire respecter?

S/ HaïtiLibre



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