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Haïti - Social : Enquête sur les haïtiens déportés en chiffres (2025) 20/02/2026 06:24:16
Les retours forcés (déportations) des haïtiens au pays représentent l’une des principales crises migratoires que connaît Haïti. Ce phénomène s’est considérablement intensifié en 2025, avec plus de 270,000 personnes déportées. L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le Groupe de travail Protection des Migrants ont collaboré avec d’autres partenaires, notamment l’Office National pour la Migration et le Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés pour élaborer cette fiche d’informations afin de mettre en lumière les principales tendances des déportations en 2025. Cette fiche présente les principaux résultats des collectes réalisées tout au long de l’année 2025. Résumé en chiffres : Principaux pays de déportation : Le nombre de déportations a atteint 270,214 personnes, soit une augmentation de 36% par rapport à 2024. La République Dominicaine est à l’origine de 98% des déportations (265,215 personnes). Viennent ensuite les Îles Turques-et-Caïques (2,935, 1%), les États-Unis (1,159 moins de 1%), les Bahamas (756 moins de 1%) et la Jamaïque (147 moins de 1%). Répartition par genre : Si les hommes adultes expulsés restent majoritaires (66%), une augmentation significative des déportations touche les autres groupes, comparé à 2024 et aux années précédentes. Les chiffres ont ainsi bondi de 92% pour les femmes adultes entre 2024 et 2025, 152% pour les filles et 133% pour les garçons, contre une hausse de 16% pour les hommes adultes. Points d’entrées : Belladère demeure le principal point d’arrivée (51% des déportations), suivi de Ouanaminthe (27%). Par ailleurs, certains autres points ont enregistré de hausses importantes : les déportations via Malpasse ont augmenté de 346% entre 2024 et 2025 et via Anse-à-Pitres plus 96%. Zones d’origines : Une enquête approfondie menée auprès d’un échantillon de 26,853 personnes déportées (uniquement adultes) révèle que 99% des personnes expulsées sont nées en Haïti, 1% en République Dominicaine. Leurs zones d’origine principales sont les départements du Sud-Est, de l’Ouest, de l’Artibonite, du Centre et du Nord. Motif de départ d’Haïti : Pour 85%, la quête de meilleures opportunités économiques était le motif principal. Antécédents : 19% étaient déjà déplacés dans des camps avant de quitter Haïti. Documents d’identité : 32% ont déclaré ne pas en posséder. Éducation et emploi : Les personnes déportées de la République Dominicaine avaient un niveau d’éducation formel plus bas mais lorsqu’en dehors d’Haïti, elles avaient un meilleur accès à l’emploi que celles déportées d’autres pays. Les principaux secteurs d’activité étaient la construction, le commerce et l’agriculture. Récidive et intentions futures : 60% des personnes déportées en 2025 l’ont déjà été à plusieurs reprises. 11% envisageaient de quitter à nouveau Haïti dans les 6 mois, une intention beaucoup plus marquée chez les personnes déportées des iles Turques-et-Caïques (64%) et des États-Unis (59%) que chez ceux venant de République Dominicaine (10%). Besoins immédiats : À l’arrivée, les besoins prioritaires exprimés étaient le transport vers le lieu d’origine (92%), la nourriture (72%) et un hébergement temporaire (27%). HL/ HaïtiLibre
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