|
||||||||||||||||||
| Téléchargez le décret et le calendrier électoral révisés, publiés au journal officiel |
|
|
Haïti - FLASH : Des conseillers de transition cherchent à destituer Laurent Saint-Cyr 30/01/2026 08:25:00
Suite à l’échec de la révocation du Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé, certains conseillers envisagent, à moins de 10 jours de la fin de leur mandat, de destituer Laurent Saint-Cyr, Président pro tempore et coordinateur du Conseil de Transition. Ils l’accusent d’être responsable de cet échec en refusant de publier la résolution de révocation au Journal officiel Le Moniteur, et souhaitent nommer un remplaçant favorable à la révocation du P.M. Cette ultime tentative a toutefois divisé le groupe de contestataires. Le Conseiller Smith Augustin, l’un des cinq signataires de la résolution de révocation du Premier Ministre, s’est désolidarisé de cette démarche. Dans une lettre adressée à ses collègues, il a affirmé qu’il ne signerait pas une nouvelle résolution visant à destituer Laurent Saint-Cyr de la présidence du CPT. Ce retrait empêche la destitution de Laurent Saint-Cyr, en rendant le groupe de contestataires minoritaire. Correspondance de Smith Augustin : « Port-au-Prince, le 29 janvier 2026 Chers Conseillers-Présidents, Chers collègues : Fritz Alphonse Jean, Leslie Voltaire, Edgard Leblanc Fils et Louis Gérald Gilles, Je me vois dans l’obligation de vous adresser la présente correspondance afin de clarifier, de manière formelle et sans équivoque, ma position concernant la démarche visant la destitution du coordonnateur du CPT, en l’occurrence notre collègue Laurent Saint-Cyr, à quelques jours seulement de la fin de notre mandat. Dans le prolongement des recommandations issues des échanges menés avec plusieurs acteurs nationaux dans le cadre du dialogue politique initié le dimanche 18 janvier 2026, nous avons envisagé le renvoi du Premier Ministre, M. Alix Didier Fils-Aimé. J’ai adhéré à cette initiative, convaincu que nos prérogatives présidentielles nous en donnaient la latitude et estimant qu’une telle décision pouvait faciliter la transition institutionnelle à compter du 7 février 2026. J’ai agi de bonne foi et en toute responsabilité. Force est toutefois de constater que cette décision a profondément divisé le Conseil, contribuant à aggraver la crise politique et à créer des tensions avec certains partenaires internationaux, notamment le Gouvernement des États-Unis, qui a exprimé de manière claire et inhabituelle son soutien au Premier Ministre. Face à cette situation, et deux jours après le déclenchement de la crise, j’ai estimé nécessaire de privilégier la voie du dialogue. J’ai, en ce sens, adressé une correspondance au coordonnateur et vous en ai informés. Cette démarche n’a malheureusement pas été jugée utile. J’observe aujourd’hui que vous privilégiez la destitution du collègue Saint-Cyr de sa fonction de coordonnateur, dans l’objectif de désigner un nouveau coordonnateur chargé de transmettre au journal officiel de la République la résolution relative au renvoi du Premier Ministre. Avec tout le respect qui vous est dû, je me permets d’exprimer mon opposition à cette orientation. Il me paraît en effet difficilement soutenable, sur le plan juridique, qu’une résolution non publiée puisse produire l’effet d’abroger une résolution antérieure dûment publiée, notamment celle fixant la durée et la répartition de la coordination de la présidence tournante. À supposer même que certains estiment cette démarche juridiquement fondée, il n’existe manifestement aucune unanimité sur sa légalité. Par ailleurs, si cette procédure devait être engagée sans l’adhésion du coordonnateur concerné, quelles en seraient les conséquences concrètes ? En cas de refus persistant de transmission au journal officiel, faudrait-il envisager des révocations successives : de la Secrétaire générale, pourtant nommée par arrêté présidentiel publié, puis éventuellement du Directeur Général des Presses nationales, lui-même désigné en Conseil des ministres ? Une telle logique ne risquerait-elle pas d’ouvrir une spirale institutionnelle incontrôlable, à quelques jours seulement de la fin de notre mission ? Chers collègues, sans aucune prétention ni volonté de donner des leçons, je demeure profondément convaincu que cette voie n’est ni la plus responsable ni la plus appropriée pour conclure notre mandat, dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions internes et une extrême fragilité institutionnelle. Je reste persuadé que le peuple haïtien attend de nous davantage de retenue, de rigueur institutionnelle, de sens de l’État et de dépassement. En conséquence, je vous informe qu’à compter de ce jour et jusqu’au 7 février 2026, je m’abstiendrai de prendre part à tout processus décisionnel de nature similaire, que je percevrais non comme une recherche lucide et consensuelle de sortie de crise, mais comme une escalade institutionnelle aux conséquences imprévisibles. Je suis conscient que cette position pourra être diversement appréciée. Je l’assume pleinement, dans la sérénité, et dans le respect des responsabilités qui furent les miennes tout au long de cette mission. Je vous prie d’agréer, chers collègues, l’expression de mes salutations patriotiques et fraternelles. Smith Augustin Conseiller Présidentiel CC : CP-Coordonnateur M. Laurent Saint-Cyr, CP M. Emmanuel Vertilaire, CP Mme. Régine Abraham, CP M. Frinel Joseph. » HL/ SL/ HaïtiLibre
|
|
|
Pourquoi HaïtiLibre ? |
Contactez-nous |
Charte de modération |
Privacy policy |
English
Copyright © 2010 - 2026 Haitilibre.com -n |