|
||||||||||||||||||
| Téléchargez le décret et le calendrier électoral révisés, publiés au journal officiel |
|
|
Haïti - Gonaïves : Travaux à haute intensité de main d’œuvre 09/10/2010 10:06:20
La Section Réduction de la Violence Communautaire (RVC) de la Minustah aux Gonaïves a financé le curage des canaux et la construction d’une dizaine de ponceaux au centre-ville. Entre autres objectifs, il s’agit de faciliter l’écoulement des eaux de pluviales vers la mer et améliorer la circulation des véhicules à l’intérieur de la Cité de l’Indépendance. Le projet va coûter 187.047 dollars américains et est mis en œuvre par le bureau régional de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Il consiste en la réhabilitation de l’ancien système de drainage au centre-ville des Gonaïves sévèrement abimé lors des inondations de 2008. Il vise également à curer 20 kilomètres de canaux de drainage, à collecter 12.000 m3 des déchets et, enfin, à construire 11 ponceaux et un daleau. « Nous avons juste attiré l’attention des responsables de la Minustah et les autres acteurs sur cette question lors d’une réunion. Vite, le projet a été mis en place », a expliqué Youdeline C. Joseph, coordonnatrice du Comité communal de la protection civile, aux Gonaïves. L’idée de lancer un tel projet est née à la suite des observations des autorités locales relatives aux difficultés auxquelles fait face la circulation dans la ville. En effet, le passage des tempêtes tropicales Hanna et Ike en 2008 avait sérieusement endommagé les canaux de drainage, empêchant ainsi l’écoulement des eaux usées et des pluies vers la mer. De plus, les déchets de toutes sortes qui jonchent les caniveaux constituent de véritables menaces pour la santé publique dans la Cité de l’Indépendance. « La construction de ces ponceaux pourra également être utile dans le cadre d’une éventuelle évacuation de la ville », a soutenu Mme Joseph. La phase la plus visible de ce programme est la construction des ponceaux. Ils sont exécutés notamment dans les rues Jean-Jacques Dessalines, Clerveau et Egalité. Cette dernière est la principale bénéficiaire de ces interventions. En effet, quatre des 11 ponceaux et le dalot y sont construits. « Nous sommes très satisfaits de l’avancement des travaux et nous avons la certitude qu’ils vont changer l’image de notre communauté », s’est réjouie Adeline Samuel, 34 ans, qui habite, depuis huit ans, la rue Egalité prolongée. « L’accès est coupé depuis un certain temps alors que la route qui venait d’être pavée était en de très bon état », a-t-elle renchéri. L’OIM, partenaire dans l’exécution du projet, se donne pour tâche de veiller à l’avancement des travaux. « Notre rôle est de superviser et de nous assurer du bon déroulement du projet », explique Serge Guillet, responsable de projet pour l’OIM. Un autre aspect important de ce projet est la création d’emplois à haute intensité de main d’œuvre. Au total, 764 personnes vont y prendre part et les candidatures seront ouverte à tous les membres de la communauté. Une attention particulière est accordée aux femmes, avec un quota d’au moins de 30%, aux familles d’accueil et aux déplacés du tremblement de terre. « Avec ce travail, la rentrée des classes de mes enfants est garantie », se réjouit, Jean- Marc Célestin, maçon. Pour évaluer l’avancement des travaux, le chef de la Section de Réduction de la Violence Communautaire (RVC) de la Minustah, William Gardner, s’est rendu aux Gonaïves, le premier octobre. « Les travaux se déroulent comme prévu », s’est-il réjoui, au terme de sa visite. «Mais, a-t-il reconnu, comme un peu partout en Haïti, ces projets sont insuffisants par rapport aux besoins des Gonaïves. La ville nécessite beaucoup plus d’interventions », a constaté William Gadner. Le chef de la RVC a par ailleurs fait état de deux projets de remblayage d’une cinquantaine de rues dans les quartiers pauvres des Gonaïves comme Raboteau, Jubilée, Descahos et Trou-Sable ainsi que des cours de plus de 400 familles. Ces projets consistent à élever le niveau du sol et donc éviter l’inondation des maisons en cas d’averses. En effet, les eaux de pluies stagnent dans ces zones, ce qui provoque une situation d’insalubrité permanente et augmente les risques de maladies. Un montant de 124.139 dollars américains a été décaissé pour la réalisation de ce projet. Une intervention qui permettra la création d’emplois à haute intensité de main d’œuvre. « Les travaux d’infrastructures communautaires ont pour but d’améliorer les conditions de vie des populations. Quand les niveaux de vie de la population s’améliorent, la violence diminue », a soutenu M. Gardner, renouvelant l’engagement de la RVC à continuer à soutenir les communautés haïtiennes. HL/ HaïtiLibre
|
|
|
Pourquoi HaïtiLibre ? |
Contactez-nous |
Charte de modération |
Privacy policy |
English
Copyright © 2010 - 2026 Haitilibre.com -n |